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mercredi 6 février 2013

Accelerando

De nouveau cette année, je tente de relever le défi de février. Quatorze chansons en vingt-huit jours. Nous sommes le 6 et ça avance.

J'ai passé beaucoup de temps à harmoniser et orchestrer L'Univers (toute une tâche, vous me direz, harmoniser et orchestrer l'univers !) J'ai une bonne base, reste à voir ce qu'Élisabeth en pensera. Je ne l'ai pas mis en ligne encore parce que je ne suis pas toujours sûre que ça sonne comme ce que je crois entendre. Ce qui me satisfait le moins du moins, pour cette chanson, c'est son titre. Mais je sais vraiment pas par quoi le remplacer. Téka.

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J'avais commencé un concept l'an passé. Je l'ai retrouvé et structuré pour en faire une nouvelle chanson, qui s'appelle J'suis bien.


COUPLET
Samedi soir bien tranquille
J’ai pas l’goût d’aller en ville
Y a un bon film du hockey
J’m’installe toute seule devant ma télé
Popcorn et tequila
Ou bien une petite pizza

Y a des nuits où j’ai froid
J’aimerais quelqu’un avec moi
Mais pas assez pour sauter
Sur n’importe qui n’importe quel lit
Non ça très peu pour moi
J’ai déjà fait mon choix

REFRAIN
J’suis bien
Si un bon jour j’ouvre ma vie
Ce sera pas par ennui
J’suis bien
Je n’attends rien
Ni rien ni personne

Pour développer la deuxième partie, je compte modifier le couplet et, minimalement, le refrain de façon à indiquer les changements apportés par le fait d'être maintenant en couple mais en gardant le tout parallèle.

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Pour m'aiguillonner un peu, je me suis inscrite à plusieurs ateliers organisés par la société dont je suis membre. (SPACQ : société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec). J'ai participé à la première rencontre du groupe d'écriture le 17 janvier. Oui, le 17 janvier ! Pour me Consacrer à mon Art, j'ai Renoncé à mon Souper d'Anniversaire en Famille. Qui dira les Sacrifices  qu'impose la Muse jalouse. Bla bla bla.

L'animateur (Mario Chénart) de cette série d'ateliers (cinq) propose des sujets d'inspiration (assez bien trouvés, d'ailleurs), et nous laisse ensuite à nos plumes (moi, à mon iPad). Nous choisissons de présenter ou non nos trouvailles à voix haute. C'est intéressant.

Ce jeudi-là, il nous a notamment proposé de développer la phrase Le temps, c'est… Je suis partie avec une idée et quelques vers dont plusieurs ne me satisfaisaient pas pleinement, trop de clichés. Mais l'idée m'était restée et aujourd'hui, comme troisième chanson, je l'ai reprise. Je la recopie ici, même si en préparant le copier-coller, je me suis rendu compte qu'il manquait deux vers dans le deuxième couplet. Je prévois aussi vérifier si je peux jouer avec mes vers pour élaborer une vraie structure, c'est-à-dire soit une opposition entre les couplets, soit un développement du premier au deuxième. La mélodie est presque finie. Il y aura sûrement des choses à repenser. J'ai des doutes quant à la chambre embrasée. Les pompiers sont-ils venus ?

LE TEMPS

COUPLET 1
Le temps, c’est une porte verrouillée
Le temps, c’est une clef rouillée

Le temps, c’est une chambre embrasée
Le temps, c’est la maison rasée

Le temps, c’est une lettre passionnée
Le temps, c’est quelques mots fanés

Le temps, c’est un bouquet épanoui
Le temps, c’est une fleur flétrie

COUPLET 2
Le temps, c’est un chagrin bien caché
Le temps, c’est une larme asséchée

Le temps, c’est un amour interdit
Le temps, c’est une bague ternie

Le temps, c’est la fierté d’un berceau
Le temps, c’est un lointain sanglot

PONT
Le temps se compte en heures ou en minutes
Le temps, c’est le bonheur ou bien la chute
Le temps se compte en jours ou bien en nuits
Le temps, c’est l’enamour ou bien l’ennui

REFRAIN
Le temps, c’est un coffret
Rempli jusqu’au bord
De regrets de secrets
Aujourd’hui disparus
Qu’on ne reconnaît plus
Le temps, c’est une histoire
Souvent bien dérisoire
Avec ses vaines victoires ses désespoirs
Le temps s’enfuit de nos mémoires

Et en plus, je blogue. Je suis tout à mon art, voilà. Défense de rire !


dimanche 27 janvier 2013

Je m'y remets


Je n’ai pas fait grand-chose en chanson l’an passé. Mais peu après le déménagement, un jour que nous roulions en écoutant Loreena McKennitt, je me suis dit que ça pourrait être intéressant de penser à un rythme (vaguement) celtique pour me stimuler. Dans ma tête, ça sonnait à peu près comme ceci : 
Il m’est venu une mélodie. À ce moment-là, je n’avais pas encore découvert la richesse d’une appli de notation que j’avais pourtant, ce qui fait que j’ai noté ma mélodie comme ceci :
La mi si do siii laaa
La mi si do siiiiii
La mi si do siiiii
do siiiiiiiii
La mi si do siiii laaa
La mi si do siiiiii
La mi si do siiii 
do laaaaaaaa
Dooooooooooo rééééééééé
Miiiiii ré do siiiii
Dooooo réééé siiiiiiiiiiiiiii
Do do ré do si rė do si
Do do ré do si ré do si
Do do ré do si ré do ré siiiiiiiiii

Ce qui sonne a peu près comme ceci.

C’en est resté là.

Il y a quelques semaines, après avoir repris ce blogue, j’ai décidé qu’il s’agissait d’un bon point de départ mélodique. J’ai commencé par y ajouter un refrain, en prenant soin de varier un peu les durées et les niveaux. Disons que c’est moins un couplet et un refrain qu’une structure en deux parties, un A et un B.


Quoi mettre comme mots ? Ah-HA ! C’est une mélodie essentiellement modale qui ne se prête pas à n’importe quoi. Guidée par Loreena McK, j'ai décidé d'essayer d'évoquer un genre d’atmosphère intemporelle à partir de cette modalité, de dépeindre un monde parallèle.

Tout de suite, la mélodie a commencé à changer un peu. D’entrée de jeu, la toute première ligne était malcommode. Deux notes longues à la fin d’un vers (siiiiii laaaaaa), en français, c’est à peu près impossible, l’accent tonique n’arrive pas. Exit le laaaaa.

Ma première version décrivait des images
Sous un ciel de jade
formant un monde imaginaire. Un monde où les deux derniers vers de la strophe A sont arrivés d’un seul coup :
Où les amants ne chantent pas
Et les serments ne changent pas

Au refrain, pour la première ligne, il m’est venu
Mon amour, je t’aimerai toujours
le serment éternel, le serment essentiel, pour faire la suite logique avec
Et les serments ne changent pas

C’est là que le mur s’est dressé. Pas de deuxième vers, et pas la moindre idée de ce que pourraient être les deux prochaines strophes. (10 % d’imagination et 90 % de transpiration, dit l’axiome qui décrit le processus de création.)

Finalement, j’ai trouvé, un flashe. Consacrer la première strophe au monde et la deuxième aux serments. Je garde mon vers et les serments ne changent pas  (je l’aime bien) mais je le déplace à la fin de B1 et je lui oppose, à la fin de B2, et les serments ne durent pas. J'ai une structure globale : en 1, un monde brillant et coloré où les amants s'échangent des serments essentiels. En 2, un monde sombre et hostile, où les amants sont séparés et les serments ne durent pas. 

Je vous passe le reste des efforts et des brouillons. J’en suis maintenant à ceci :

A1
Sous un ciel d’émeraude
Trois dansantes lunes roucoulent en chœur dans l’ombre chaude
Où vingt licornes rôdent
L’ambre des nuages emplit la nuit de bleue fragrance
L’écho charrie les voix de deux amants et leur romance

B1
Mon amour, je t’aimerai toujours
Dans tous les univers, on dit les mots qu’on dit sur terre
Je promets d’être à toi à jamais
Partout les rêves et les serments ne changent pas

A2
Au soleil d’ébène
L’arc-en-ciel de gris tremble et gémit sa lourde peine
Sa plainte est presque humaine
Mille papillons noirs s’enflamment et meurent sans bruit dans l’eau
Au loin une voix désespérée s’étrangle en durs sanglots

B2
Mon amour, je t’aimerai toujours
Dans tous les univers, on ment tout comme on ment sur terre
Je promets d’être à toi à jamais
Partout les rêves et les serments ne durent pas

Et la mélodie est devenue ceci.

Voilà où j’en suis. Il y a encore des imperfections dans les mots. Je n’ai pas fini la partition, à transférer depuis l’iPad pour y ajouter les accords. Évidemment, je n’ai rien fait comme harmonisation et Élisabeth ne sait encore rien de ce qui l’attend vendredi prochain.  Une histoire à suivre, quoi. 

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