Je m’habitue tranquillement à l’idée que je n’écrirai probablement pas quatorze chansons en février cette année. Ça n’a bien sûr aucune espèce d’importance, si ce n’est que je m’étais un peu avancée à ce sujet sur ce blogue.
Le blogue lui-même a pris du temps. De plus, j’en fais plus sur chaque chanson, harmonisation, orchestration et production. Aujourd’hui, par exemple, j’ai fignolé la trame sonore de Il neige encore à partir des essais que j’ai faits hier avec Élisabeth. Ce matin, en me réveillant, j’ai retravaillé les mots de C’était notre maison, aussi après discussion avec Élisabeth. Elle trouvait trop brutal le contraste entre le premier et le deuxième couplet. Moi, je trouvais – comme je l’ai écrit ici – que la fin du premier couplet annonçait déjà le drame. Élisabeth trouvait que cette fin pouvait laisser présager un malheur, comme la fin d’un couple, mais pas forcément un drame.
Voici les changements :
Avant
Ils ont enlevé la balançoire
Où on allait jaser le soir
Les enfants sur les genoux
Ils ont coupé le vieux sapin
C’est vrai qu’il tirait à sa fin
Il était là avant nous
Je reviens trois quatre fois par année
Ça sert à rien qu’à me torturer
Je sais toujours pas ce que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir
Après
Ils ont enlevé la balançoire
(et la suite, telle quelle, jusqu'à :)
Il était là avant nous
Tous les voisins en parlent encore
L’histoire affreuse avec trois morts
Je sais toujours pas ce que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir
Et j’ai adouci légèrement le deuxième couplet. Les chiens ont disparu, l’escalier aussi.
Ils ont posé des vitres thermales
Ils ont enlevé les traces des balles
De dehors on voit rien
Les petites auraient maintenant treize ans
Y a bien longtemps qu’il reste plus de sang
Y a juste moi qui me souviens
(et la suite sans changement)
Je n’ai toujours pas trouvé une façon simple et rapide de présenter ici la partie musique d’une chanson, et d’en montrer l’évolution comme je peux le faire avec les paroles. La nouvelle version instrumentale de Il neige encore, par exemple, est maintenant conçue pour laisser sa place à la voix, donc il n’y a plus de mélodie. C’est très joli, j’en suis plutôt satisfaite (c’est à espérer, après près d’une demi-journée de travail !)… mais ça ne s’écoute plus tout seul.
Mardi soir, le 21, je participe à une session de formation. Deux formateurs, Alain Leblanc et Nelson Minville, écouteront et commenteront dix chansons, dont une des miennes. Je ne sais pas encore quelle chanson je présenterai, j’hésite entre deux, C’est les fleurs (celle-là, je la mets en ligne demain) et Il neige encore. Cette dernière n’est pas produite encore entièrement mais Internet est mon ami : j’ai envoyé la nouvelle version instrumentale de la chanson à Élisabeth qui va s’en servir pour enregistrer une piste de voix qu’elle m’enverra à son tour, de façon à ce que je l’incorpore à mon fichier. Roger passera ensuite après nous pour faire un mixage un peu plus présentable.
Ce qui me fait un mois de février passablement occupé… et en plus j’ai un travail de client, qui va me prendre passablement de temps la semaine prochaine. Alors FAWM ou pas FAWM ? Probablement pas FAWM. Tant pis.
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samedi 18 février 2012
lundi 13 février 2012
La petite maison
C’était notre maison
Elle s’est retrouvée affreusement triste, la maison. J’étais partie avec l’idée d’une évocation des temps heureux, mais je ne savais pas encore ce qui était arrivé. Peu à peu s’est imposée l’idée d’une maison où il y a eu un drame affreux, un drame comme nous en avons connu ces dernières semaines. La personne qui chante a survécu au drame et revient devant cette maison qui avait été la sienne, la leur. Les différences de la maison actuelle avec l’ancienne maison sont d’abord banales, puis des souvenirs terribles sont évoqués, et la terrible angoisse de survivre.
C’était notre maison
Elle s’est retrouvée affreusement triste, la maison. J’étais partie avec l’idée d’une évocation des temps heureux, mais je ne savais pas encore ce qui était arrivé. Peu à peu s’est imposée l’idée d’une maison où il y a eu un drame affreux, un drame comme nous en avons connu ces dernières semaines. La personne qui chante a survécu au drame et revient devant cette maison qui avait été la sienne, la leur. Les différences de la maison actuelle avec l’ancienne maison sont d’abord banales, puis des souvenirs terribles sont évoqués, et la terrible angoisse de survivre.
C’était notre maison
Paroles et musique : Hélène Dion
COUPLET
Ils ont enlevé la balançoire
Où on allait jaser le soir
Les enfants sur les genoux
Ils ont coupé le vieux sapin
C’est vrai qu’il tirait à sa fin
Il était là avant nous
Je reviens trois quatre fois par année
Ça sert à rien qu’à me torturer
Je sais toujours pas ce que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir
REFRAIN
C’était notre maison
Depuis tant de saisons
Je nous trouvais tellement chanceux
Je croyais qu’on était heureux
C’était notre maison
Notre belle petite maison
COUPLET
Ils ont posé des vitres thermales
Ils ont enlevé les traces des balles
Et les corps des deux chiens
Les petites auraient maintenant treize ans
Dans l’escalier il n’y a plus de sang
Y a juste moi qui me souviens
Ç’a fait dix ans la semaine dernière
Pour moi ce sera toujours hier
J’sais toujours pas c’que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir
PONT
J’ai été deux jours dans le coma entre la vie et la mort
J’ai été des mois à pleurer toutes les larmes de mon corps
J’ai réappris à vivre avec la mort en dedans
Avec un cri en dedans avec un cri tout le temps
REFRAIN
C’était notre maison
Depuis tant de saisons
Je nous trouvais tellement chanceux
Je croyais qu’on était heureux
C’était notre maison
Mais c’était sa prison
©2012 Communication Cinq sur cinq inc.
Dans son commentaire sur le billet où je parle de J’ai l’goût, Suzanne me dit qu’elle attend la musique. De fait, c’est un problème, pour ce blogue, la musique. Ces derniers jours, j’ai fait des expériences avec un logiciel qui produit une lecture chantée par une chanteuse virtuelle (Harmony Assistant, de Myriad, et son module complémentaire, Virtual Singer - 110 CAD, un cadeau). C’est fort surprenant parce que la prononciation et l’intonation sont à peu près impeccables, le timbre de base est plaisant et modifiable à l’infini, mais en revanche, je n’ai pas trouvé comment faire varier l’intensité autrement qu’en repassant note par note, ce qui est beaucoup trop long et dépourvu d’intérêt.
Je m’attends à me faire réprimander par Élisabeth, qui me presse de tout simplement enregistrer une interprétation au clavier. Demain, peut-être.
D’autant plus que la mélodie de la maison ne me satisfait pas pleinement. Le refrain oui, le couplet non.
Soupir. Et pause pour la nuit.
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