samedi 18 février 2012

FAWM ou pas FAWM

Je m’habitue tranquillement à l’idée que je n’écrirai probablement pas quatorze chansons en février cette année. Ça n’a bien sûr aucune espèce d’importance, si ce n’est que je m’étais un peu avancée à ce sujet sur ce blogue.

Le blogue lui-même a pris du temps. De plus, j’en fais plus sur chaque chanson, harmonisation, orchestration et production. Aujourd’hui, par exemple, j’ai fignolé la trame sonore de Il neige encore à partir des essais que j’ai faits hier avec Élisabeth. Ce matin, en me réveillant, j’ai retravaillé les mots de C’était notre maison, aussi après discussion avec Élisabeth. Elle trouvait trop brutal le contraste entre le premier et le deuxième couplet. Moi, je trouvais – comme je l’ai écrit ici – que la fin du premier couplet annonçait déjà le drame. Élisabeth trouvait que cette fin pouvait laisser présager un malheur, comme la fin d’un couple, mais pas forcément un drame.

Voici les changements :

Avant
Ils ont enlevé la balançoire
Où on allait jaser le soir
Les enfants sur les genoux
Ils ont coupé le vieux sapin
C’est vrai qu’il tirait à sa fin
Il était là avant nous
Je reviens trois quatre fois par année
Ça sert à rien qu’à me torturer
Je sais toujours pas ce que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir

Après
Ils ont enlevé la balançoire
(et la suite, telle quelle, jusqu'à :)
Il était là avant nous
Tous les voisins en parlent encore
L’histoire affreuse avec trois morts
Je sais toujours pas ce que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir

Et j’ai adouci légèrement le deuxième couplet. Les chiens ont disparu, l’escalier aussi.
Ils ont posé des vitres thermales
Ils ont enlevé les traces des balles
De dehors on voit rien
Les petites auraient maintenant treize ans
Y a bien longtemps qu’il reste plus de sang
Y a juste moi qui me souviens
(et la suite sans changement)

Je n’ai toujours pas trouvé une façon simple et rapide de présenter ici la partie musique d’une chanson, et d’en montrer l’évolution comme je peux le faire avec les paroles. La nouvelle version instrumentale de Il neige encore, par exemple, est maintenant conçue pour laisser sa place à la voix, donc il n’y a plus de mélodie. C’est très joli, j’en suis plutôt satisfaite (c’est à espérer, après près d’une demi-journée de travail !)… mais ça ne s’écoute plus tout seul.

Mardi soir, le 21, je participe à une session de formation. Deux formateurs, Alain Leblanc et Nelson Minville, écouteront et commenteront dix chansons, dont une des miennes. Je ne sais pas encore quelle chanson je présenterai, j’hésite entre deux, C’est les fleurs (celle-là, je la mets en ligne demain) et Il neige encore. Cette dernière n’est pas produite encore entièrement mais Internet est mon ami : j’ai envoyé la nouvelle version instrumentale de la chanson à Élisabeth qui va s’en servir pour enregistrer une piste de voix qu’elle m’enverra à son tour, de façon à ce que je l’incorpore à mon fichier. Roger passera ensuite après nous pour faire un mixage un peu plus présentable.

Ce qui me fait un mois de février passablement occupé… et en plus j’ai un travail de client, qui va me prendre passablement de temps la semaine prochaine. Alors FAWM ou pas FAWM ? Probablement pas FAWM. Tant pis.

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2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je comprends très bien tout le travail de minutie que tu dois effectuer et j'espère encore entendre la musique ,mais à ton rythme !

michelle a dit…

Je suis allée voir la version précédente que personnellement je préfère. Je n'aime pas la phrase "l'histoire affreuse avec trois morts" par exemple.
Je le sens, le drame, dans la version précédente sans qu'il soit aussi explicite.