lundi 13 février 2012

La petite maison

C’était notre maison

Elle s’est retrouvée affreusement triste, la maison. J’étais partie avec l’idée d’une évocation des temps heureux, mais je ne savais pas encore ce qui était arrivé. Peu à peu s’est imposée l’idée d’une maison où il y a eu un drame affreux, un drame comme nous en avons connu ces dernières semaines. La personne qui chante a survécu au drame et revient devant cette maison qui avait été la sienne, la leur. Les différences de la maison actuelle avec l’ancienne maison sont d’abord banales, puis des souvenirs terribles sont évoqués, et la terrible angoisse de survivre.

C’était notre maison


Paroles et musique : Hélène Dion

COUPLET
Ils ont enlevé la balançoire
Où on allait jaser le soir
Les enfants sur les genoux

Ils ont coupé le vieux sapin
C’est vrai qu’il tirait à sa fin
Il était là avant nous

Je reviens trois quatre fois par année
Ça sert à rien qu’à me torturer
Je sais toujours pas ce que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir

REFRAIN
C’était notre maison
Depuis tant de saisons
Je nous trouvais tellement chanceux
Je croyais qu’on était heureux
C’était notre maison
Notre belle petite maison

COUPLET
Ils ont posé des vitres thermales
Ils ont enlevé les traces des balles
Et les corps des deux chiens

Les petites auraient maintenant treize ans
Dans l’escalier il n’y a plus de sang
Y a juste moi qui me souviens

Ç’a fait dix ans la semaine dernière
Pour moi ce sera toujours hier
J’sais toujours pas c’que j’aurais pu voir
Ce que j’aurais dû j’aurais dû savoir

PONT
J’ai été deux jours dans le coma entre la vie et la mort
J’ai été des mois à pleurer toutes les larmes de mon corps
J’ai réappris à vivre avec la mort en dedans
Avec un cri en dedans avec un cri tout le temps

REFRAIN
C’était notre maison
Depuis tant de saisons
Je nous trouvais tellement chanceux
Je croyais qu’on était heureux
C’était notre maison
Mais c’était sa prison


©2012 Communication Cinq sur cinq inc.

Dans son commentaire sur le billet où je parle de J’ai l’goût, Suzanne me dit qu’elle attend la musique. De fait, c’est un problème, pour ce blogue, la musique. Ces derniers jours, j’ai fait des expériences avec un logiciel qui produit une lecture chantée par une chanteuse virtuelle (Harmony Assistant, de Myriad, et son module complémentaire, Virtual Singer - 110 CAD, un cadeau). C’est fort surprenant parce que la prononciation et l’intonation sont à peu près impeccables, le timbre de base est plaisant et modifiable à l’infini, mais en revanche, je n’ai pas trouvé comment faire varier l’intensité autrement qu’en repassant note par note, ce qui est beaucoup trop long et dépourvu d’intérêt. 

Je m’attends à me faire réprimander par Élisabeth, qui me presse de tout simplement enregistrer une interprétation au clavier. Demain, peut-être.

D’autant plus que la mélodie de la maison ne me satisfait pas pleinement. Le refrain oui, le couplet non. 

Soupir. Et pause pour la nuit. 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ce texte est absolument désarmant , j'ai l'impression que tu as vécu ces moments, mais .... Je ne suis pas pressée pour la musique , prends tout ton temps !

Dorémi a dit…

Ohlala, je n'étais pas venue depuis toute une semaine (honte à moi), j'ai de la lecture en retard…
Ce texte est très beau, très fort.